Sphenodon3.JPG (67779 octets)

Le fossile vivant

Il ressemble à un lézard
, mais en réalité c’est un animal exceptionnel
 à plus d’un titre, et on peut le qualifier
de fossile vivant
(comme le sont le nautile ou surtout 
le cœlacanthe _beaucoup plus connu que lui,et qui fait l'actualité par le fiilm réalisé à 100 metres de profondeur , performance de plongeurs audacieux et experimentés_ )
 alors qu’il possède ce troisième oeil
et qu’il est également un maillon important
de la chaîne de l’évolution des espèces
, trait-d’union entre les amphibiens et les reptiles.

Il a trois noms pour ne pas dire quatre avec celui en langue Maori
Squelette Sp.JPG (36444 octets) C’est un fossile vivant. Sa dénomination montre déjà sa complexité puisqu’il a trois noms ; la raison en est la suivante :
 en 1831 le Dr Gray du British Muséum décrit l’animal dont il n’avait que le squelette du crâne, l’apparente aux lézards et l’appelle Sphénodon, ce qui veut dire "dents en pointes".

en 1840, le même auteur a quelques autres spécimens, entiers cette fois-ci, mais il ne fait pas le rapprochement, et appelle l’animal "Hattéria Punctata" et le classifie dans les lézards Agamides..  

en 1843, notre sphénodon retient l’attention d’un des personnages les plus célèbres de l’époque
  Sir Richard Owen, célèbre paléontologue du British Muséum, qui constate des similitudes entre le squelette du sphénodon et un groupe de reptiles fossiles d’Afrique du Sud qu’il est en train d’étudier. Il lui donne le nom de Rhynchocéphale, ce qui signifie "tête en avancée", faisant ici allusion au fait que la mâchoire supérieure revient sur la mâchoire inférieure, mais surtout il remarque que ce n’est pas un lézard.

 La confusion entre ces différentes appellations persistera jusqu’en 1867, c’est-à-dire 24 ans plus tard, quand le Dr Gunther, successeur du Dr Gray, reconnaît que les études de ses deux prédécesseurs concernent en fait le même animal, et il garde le nom à l’espèce de Rhynchocéphale.

En langue maori, l’animal est appelé Tuatara, ce qui signifie "pointes sur le dos" et qui se réfère moins scientifiquement , mais plus concrètement aux plis triangulaires de la peau qu’il a le long de la crête de son dos et de sa queue ( le mâle surtout ).

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