Mélatonine

 

 

Il Y A  50 ANS !!!!

En mars 1958, étaient rapportées par M. Aaron B. Lerner du département de médecine, section dermatologique de l’Université de Yale dans le Connecticut, les expériences éclairant d’un jour nouveau l’action physiologique de la glande pinéale.

Il y a donc cinquante ans que cette découverte a été faite, jetant un jour nouveau sur la petite glande H de Descartes.

En effet, était extrait de la glande de bœuf, une hormone qui s’opposait à l’action de la M.S.H., cette hormone, que nous avons vu faciliter la migration des mélanocytes pour réaliser un assombrissement de la peau.

La nouvelle hormone, de ce fait, fut appelée "Mélatonine", elle empêchait l’assombrissement de la peau, ce qui, chez les grenouilles et les lézards, en facilitant l’absorption de l’énergie solaire, permet un métabolisme actif.

 

La structure chimique de cette hormone faisait l’objet d’une autre publication, un an plus tard, par les mêmes auteurs, permettant d’en réaliser la synthèse chimique.

L’auteur signalait que des études, remontant à la fin de la première guerre, avait montré que les injections d’extrait de glande pinéale chez les têtards, les grenouilles, les crapauds et les poissons, produisaient un éclaircissement de la peau, et que, plus récemment, il avait trouvé que ces extraits provoquaient l’agrégation des granules de mélanine dans les morceaux de peau de grenouille, inversant l’effet d’assombrissement de stimulation de ces mélanocytes par l’hormone qui diffuse ces granules.

 

Lerner justifie le nom de mélatonine, et précise que cette hormone qui évite l’assombrissement de la peau, était cent fois aussi active qu’un poids analogue d’adrénaline ou de noradrénaline, deux cents fois aussi active que la triodotyronine et cinq mille fois aussi active que la sérotonine.

Ainsi l'épiphyse s'avérait être le siège principal, voire unique, de sécrétions majeures,
  un peu plus de trois siècles après la mort de Descartes.

Sécrétion de la mélatonine au cours de la vie

Les effets de cette hormone allaient ouvrir le dossier des horloges biologiques et de la 
chrono-thérapie, car il s’est avéré rapidement que cette hormone était celle qui régulait
 le sommeil chez les différents animaux, ce qui allait parfaitement avec cette fonction de 
ralentissement du métabolisme chez les hétérothermes.

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