Sa régulation thermique est du type des Hétérothermes, c’est-à-dire des animaux qui n’ont pas le métabolisme adéquat interne pour maintenir leur chaleur à un degré constant ou presque, mais qui sont par contre tributaires de l’extérieur ( chaleur du soleil, proximité d’une mare d’eau ou de l’ombre ). Nous verrons plus loin l’importance de l’épiphyse dans ce processus de régulation thermique; or, le sphénodon , qui est un fouisseur nocturne, a la particularité d’avoir une activité à des températures particulièrement basses , de 6 à 16 degrés, et chaque individu semble avoir sa température de prédilection. La Nouvelle-Zélande a un climat tempéré et se situe à 4O degrés de latitude sud.

 

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Son mode de vie : il vivait sur les deux principales îles de la Nouvelle-Zélande autrefois et dans le détroit de Cook, mais il est confiné aujourd’hui dans les îlots du Nord, des îlots rocheux protégés par leur inaccessibilité : 40 îlots caractérisés en outre par l’absence de rats qui, avec l’homme, est le prédateur le plus dangereux. Sur ces îlots, la végétation est faite de forêts basses et de maquis qui abritent des plantes qui résistent à l’air salin.

Oiseau.JPG (13939 octets)  Le sphénodon y vit en harmonie avec des oiseaux de mer en utilisant leurs nids, et en s’alimentant des insectes qu’attirent massivement leurs excréments, mais il se nourrit également de coléoptères, de cloportes, de vers de terre, d’escargots et même de petits oisillons ou de petits hattérias.

Le sphénodon, nous l’avons vu, est essentiellement nocturne, mais il prend des bains de soleil le jour devant son terrier, et comme il se déshydrate, s’il n’a pas accès à l’eau, ce qui est le cas dans ces îles où il n’y a ni mare, ni ruisseau, il est particulièrement actif pendant les nuits de pluie lors des sécheresses prolongées.

 

Il se rapproche des amphibiens par certaines caractéristiques du cerveau, son style de locomotion, ses cavités cardiaques qui sont plus primitives que celles des reptiles, et d’ailleurs ses oeufs sont à coquille molle.

 

 

car il n’a pas d’organe copulateur, alors que les lézards ont deux hémi-pènes et que leur reproduction se fait par fécondation interne; ses dents ne se renouvellent pas, comme nous l’avons vu, alors que les dents des lézards sont pleurodontes et se renouvellent toute la vie.

Bien que n’étant pas un lézard, il est capable d’autotomies, comme celui-ci pour se préserver des prédateurs; il peut en effet abandonner une partie terminale de sa queue qui repoussera un peu différente, cette partie animée de secousses attire l’attention de son poursuivant et fait croire à une proie vivante.

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